Home > E-maristes > Circulars > Br. François - 06/11/1846



Wherever you go

Rule of Life of the Marist Brothers


 



 


Social networking

Marist Brothers

RSS YouTube FaceBook Twitter

 

 


Calls of the XXII General Chapter



FMSI


Archive of updates

 

Marist Calendar

27 January

Saint Angela Merici
Day of Mourning the Holocaust

Marist Calendar - January

Circulaires 37

 

Br. François
06/11/1846 - Vol. I, n. 37
Circular 37


Circulaire du 6 novembre 1846 : Mort du Fr. Côme et du F. Sidronius. - Travailler avec ardeur à sa perfection. - Deux abus à signaler et à corriger : 1° Les Voyages et les Visites trop fréquentes des Frères entre eux. - Aucun Frère ne doit faire plus de 6 km, ni venir à la Maison-Mère sans permission. 2° Abus du goûter, le supprimer partout et pour tous, a moins d'une permission positive expresse et écrite des Supérieurs - L'instruction chrétienne des enfants. -  Exercices orthographiques et grammaire imprimés. Prix de quelques-uns de nos livres. -Pensionnaires. Pension des postulants et des novices. - Faire rentrer les pensions.

51.01.01.1846.3

 Notre-Dame de l'Hermitage, le 6 novembre 1846.

    Nos Très Chers Frères,

Il n'y a que quelques jours que nous avons eu la consolation de vous voir tous réunis au pied de l'autel de Marie, pour vous renouveler dans l'esprit de votre état par les saints exercices de la retraite, et déjà un d'entre nous n'est plus. Le bon Frère Côme, dont la vie a toujours été si édifiante, vient de nous être, enlevé : une maladie cruelle l'a emporté en peu de jours. Ce cher et bien-aimé Frère est mort à Boën, le 6 octobre, dans les sentiments les plus pieux, et en faisant à Dieu le sacrifice, de sa vie avec une résignation parfaite. Nous avons fait dire, pour le repos de son âme, les messes prescrites par la Règle. Veuillez faire, pour la même fin, les prières d'usage et la communion.

Le même jour, c'est-à-dire le 6 octobre, la mort nous a ravi le cher Frère Sidronius, dans la maison de Saint-Paul-trois-Châteaux. Ce jeune Frère, a été emporté par une violente mais courte maladie, pendant laquelle il n'a cessé de nous édifier par sa patience, sa piété et sa résignation. Nous vous recommandons également de prier pour le repos de l'âme de ce bon Frère.

La mort si prompte de ces deux Frères encore si jeunes, doit nous porter a faire de sérieuses réflexions sur nous-mêmes. Hélas ! bientôt peut-être, Dieu nous appellera aussi à son jugement pour lui rendre compte de notre c'est-à-dire de tant de grâces qu'il nous a faites, de tant de biens dont il nous a comblés de tant d'offenses, de tant d'ingratitudes dont nous nous sommes rendus coupables envers lui. Ah ! N. T. C. F., puisque la Provi­dence nous donne encore quelques jours pour acquitter nos dettes, n'en perdons pas un instant ; employons-les à remplir le double but de notre vocation, c'est-à-dire à nous sanctifier, à nous perfectionner dans la vertu par la pratique exacte des devoirs de notre état, et à instruire et sanctifier les enfants qui nous sont confiés. Ainsi, tra­vailler à notre salut, à notre perfection ; travailler à l'ins­truction, à la sanctification des enfants qui fréquentent nos écoles, voilà ce que Dieu demande de nous, et ce que nous pouvons faire de plus agréable à sa divine Majesté.

Notre état, vous le savez, N. T. C. F., est un état de perfection ; c'est pour nous une nécessité de travailler à devenir parfaits ; car nous l'avons promis à Dieu, et nous ne pouvons manquer à cette promesse sans nous exposer au plus grand malheur. Or, pour devenir parfaits, pour assurer notre vocation, comme nous le recommande le Prince des Apôtres, nous n'avons qu'un moyen, et ce moyen unique, mais infaillible, vous le connaissez, N. T. C. F., en toute occasion, à temps et à contretemps, nous vous l'avons rappelé : et ce moyen, c'est la pratique exacte et constante de notre Règle. Etre fidèle à la Règle, vivre selon l'esprit de la Règle, et être un parfait religieux, c'est la même chose. La voie qui doit nous conduire à la sainteté est dans la pratique fidèle de notre Règle, parce que notre Règle contient, à notre égard, tout ce que Dieu demande de nous. Lisez donc votre Règle, N. T. C. F., méditez-la, convainquez-vous de son importance, conformez-y votre conduite, et vous serez des saints. Tous les articles de votre Règle, grands et petits, sont pour vous, soyez-en sûrs, l'expression de la volonté de Dieu. Chaque article de votre Règle est pour vous un moyen de perfection et une source de grâces. Ainsi donc, N. T. C. F., fidélité à se lever à l'heure, à tout quitter au premier son de la cloche ou au premier signe d'un avertissement, à se trouver toujours des premiers aux exercices de communauté, à faire chaque chose en son temps ; fidélité à faire sa méditation, son examen de conscience, ses lectures spirituelles, à réciter pieusement l'office, à assister tous les jours à la sainte messe ; fidélité à se confesser tous les huit jours et à s'approcher de la sainte table ; fidélité à garder le silence tout le jour, hors le temps des récréations, à parler bas si on est obligé de, parler ; fidélité à faire l'étude, à préparer sa classe et surtout le Catéchisme ; fidélité à veiller sur ses yeux, à se priver de tout regard inutile ou simplement curieux pour ne point s'exposer à en faire de dangereux ; fidélité à une grande retenue envers les enfants, ]es respectant comme des tabernacles de la Divinité, et, par ce motif, évitant toute familiarité avec eux ; fidélité à conserver la paix avec nos Frères, ne faisant rien, ne disant rien qui puisse les offenser, excusant ce qu'ils pourraient nous dire ou faire de pénible, ne relevant jamais une parole, une action qui pourrait les contrister, ne rappelant jamais ce que nous avons entendu dire de quelqu'un, ne croyant pas ceux qui nous rapportent ce qu'on a dit de nous, ou du moins ne nous en offensant pas, pardonnant tout, excusant tout, ne raillant et ne contredisant jamais personne ; fidélité à respecter nos Supérieurs, notre Directeur, à lui obéir, à le prévenir, à le soulager, à nous laisser diriger et à tout faire selon ses avis, ses désirs, à tout quitter dès qu'il commande, pour voler où sa volonté nous appelle, pour faire quoi que ce soit dès qu'il le veut ; fidélité aussi à se respecter mutuellement, à s'aider, à se rendre service, à se contenir devant les enfants, devant le public, fidélité à combattre notre passion dominante : l'orgueil, la paresse, et à pratiquer l'humilité, la ferveur, la simplicité, la modestie, la mortification, le silence, le recueillement ; fidélité enfin à vivre en parfaits religieux, afin de mourir en saints.

Que cette fidélité ne vous effraie pas, N. T. C. F., souvenez-vous de ces paroles de notre pieux Fondateur : « Le temps de la vie est bien court, et à la mort, on se sait bon gré de s'être fait violence et d'avoir vécu en bon religieux. »  D'ailleurs, cette fidélité est une source de grâces, de paix et de contentement ; elle nous met là l'abri des tentations et de tous les dangers.

N. T. C. F., nous avons deux abus à vous signaler sur le sujet que nous traitons, deux abus que nous désirons corriger, et sur lesquels nous appelons toute votre attention, bien convaincus que vous mettrez désormais tout votre zèle pour les éviter. Comme le premier de ces abus, nous vous signalerons les voyages et les visites trop fréquentes des Frères entre eux. Les voyages font perdre le temps, la piété, la charité, la régularité et quelquefois même la santé, outre qu'ils induisent à des dépenses considérables et tout à fait contraires à l'esprit de pauvreté dont vous avez fait profession. De plus, les voyages deviennent souvent un sujet de scandale pour les séculiers, et les portent à nous accuser d'être des hommes oisifs et paresseux. Ces raisons sont plus que suffisantes pour nous déterminer à n'en faire jamais, à moins d'une évidente nécessité. C'est pourquoi nous voulons qu'aucun Frère ne puisse faire aucun voyage ni visite à plus de six kilomètres de distance de son Etablissement, pour quelque raison que ce soit, et qu'il ne puisse pas même venir à la Maison-Mère sans avoir préalablement obtenu notre permission. Nous regardons comme nulles toutes les raisons, que vous faites valoir pour excuser ou légitimer les voyages : telles que de faire des achats à meilleur marché ou de vous procurer des marchandises plus convenables, plus à votre goût. Si vous avez besoin de classiques, de papier, de provisions de bouche ou de toute autre chose, écrivez à votre fournisseur, ayant soin de marquer le prix, la qualité et la quantité des objets qui vous sont nécessaires. Si cependant, pour des raisons fortes, vous êtes obligés de faire un voyage, quelque part que ce soit, vous aurez soin de nous en prévenir et d'attendre notre permission.

L'autre abus que nous désirons voir cesser, c'est le goûter, qui s'est introduit dans la plupart de nos maisons. Plusieurs de nos Chers Frères Directeurs nous en ont demandé la suppression. Après avoir mûrement pesé les raisons qui appuient leur demande, nous les avons trouvées justes. Le goûter est donc supprimé partout et pour tous les Frères, à moins d'une permission positive, expresse et écrite de nous. La cessation du goûter, nous l'espérons, tournera à l'avantage des Frères et contribuera à leur santé. En effet, pour des personnes occupées à l'étude, l'habitude de manger si souvent ne peut que déranger l'estomac. Il vaut mieux ne faire que trois repas avec une nourriture bien préparée et abondante, que d'en faire quatre mauvais ; car c'est là ce qui arrive : sous prétexte que l'on goûte, on se contente d'un mauvais dîner et d'un souper encore pire. Nous recommandons à nos Chers Frères Directeurs d'avoir soin que rien ne manque aux Frères, et que la règle qui concerne la nourriture soit observée ; mais nous leur disons en même temps, d'être économes et de ne faire aucune dépense inutile. Nous leur recommandons également de tenir les livres de comptes avec exactitude et clarté, soit ceux des dépenses et des recettes, soit ceux de l'entrée et de la sortie des enfants et du paiement des rétributions mensuelles et des pensions. Dans la visite de nos Maisons, que nous ferons exactement tous les trois mois, nous examinerons ces articles dans le plus grand détail. Nous vous en prévenons d'avance, afin que chacun puisse prendre ses précautions. Nous avons l'expérience que la négligence dans l'administration entraîne des dépenses énormes, et nous sommes convaincus que si tous nos Frères Directeurs étaient économes et exacts à éviter les dépenses inutiles toutes nos Maisons prospéreraient et seraient à même de venir au secours de la Maison-Mère.

   Encore une fois, N. T. C. F., soyez exacts à devoirs, et à tous vos devoirs. Que le Frère Directeur  veille surtout, sur les classes, sur les Frères, sur la cuisine, sur le temporel, car tout cela, le regarde. Que ceux qui sont chargés de la cuisine remplissent leur office avec goût, avec exactitude, tenant tout prêt à l'heure ; avec, économie, ne laissant rien gâter, profitant, de tout, tirant parti de tout, avec propreté, ordre, afin que tout dans la maison puisse édifier le prochain et le porter à Dieu. En agissant ainsi, nous remplirons le premier but de notre vocation, qui est notre sanctification.

Le but secondaire de notre vocation est l'instruction chrétienne des enfants qui nous sont confiés. Ainsi, répandre la connaissance de Notre-Seigneur Jésus-Christ parmi ces enfants, les former aux pratiques de la vie chrétienne, telles que l'assistance à la messe, la fréquentation des sacrements, l'exercice de la prière, etc. leur faire aimer la vertu, corriger leurs défauts, les préserver des dangers du monde et conserver leur innocence ; tels sont, N. T. C. F., les devoirs que nous avons à remplir à l'égard des enfants qui fréquentent nos écoles, devoirs bien grands, mais bien doux, bien consolants, Dieu vous a confié la portion la plus précieuse de son Eglise ; mais n'oubliez pas que c'est un dépôt dont il vous demandera compte. Il vous envoie ces enfants innocents ; prenez garde qu'ils ne se perdent chez vous ; il vous les envoie ignorants, mais simples et candides, afin que vous les instruisiez et leur aidiez à conserver ces vertus qui sont si chères à Notre-Seigneur. Ces enfants, que vous voyez autour de vous, ne sont pas là pour que vous leur appreniez la vanité des sciences humaines, mais pour que vous leur distribuiez le pain de la divine parole, pour que vous leur appreniez à connaître leur Père céleste,  l'excellence de leur âme, leurs destinées futures, et les moyens de conquérir le royaume qui leur est préparé et que Jésus-Christ veut partager avec eux Souvenez-vous que votre salut est lié avec celui de ces enfants, et que Dieu ne vous donnera la couronne qu'il vous prépare, qu'autant que vous aurez pour compagnons de votre gloire ceux qu'il a confiés à vos soins, et qu'il veut sauver par votre moyen. Si vous négligez ces enfants, ils périront et vous périrez avec eux. Si vous les entourez de soins, vous les sauverez, et ils seront un jour votre cou­ronne. Courage donc, N. T. C. F., courage, et ne vous laissez rebuter par aucune difficulté. Votre lâche est grande, mais qu'elle est noble ! vous travaillez à sauver des âmes que Jésus-Christ a rachetées au prix de son sang. Elle est difficile, mais Dieu est, pour vous et sa grâce vous aidera à vaincre tous les obstacles que vous rencontrerez. Ainsi donc, fidélité à bien préparer le Catéchisme, à le bien faire, à surveiller les enfants, à les faire prier, à leur donner le bon exemple. Que les Frères Directeurs sachent bien que c'est à eux de faire prier les pen­sionnaires, et qu'ils ne doivent se décharger de ce soin sur personne, à moins d'une absolue nécessité. C'est à eux de former les enfants à la vertu, c'est-à-dire, à l'humilité, à la charité et à la compassion pour leurs à la piété et à l'amour de Jésus-Christ et du Marie C'est eux de surveiller ou de faire, surveiller la nuit et le jour, de mettre, ou de faire mettre, l'ordre et la propreté partout, et de faire en sorte que rien ne manque à l'éducation des enfants, soit pour le corps, soit pour l'âme. Chaque Frère doit avoir une liste en forme de tableau (on en trouve le modèle dans la Conduite des Ecoles chrétiennes), où seront les noms de tous leurs enfants, avec des notes indiquant tout ce qu'ils savent de prières et de catéchisme. Le Frère Visiteur verra ces notes et interrogera les enfants pour s'assurer s'ils savent en effet tout ce qui est porté sur ce tableau. Il verra aussi la méthode que suit chaque Frère, les moyens qu'il emploie, les punitions et les récompenses qu'il donne.

Nous vous avertissons, N. T. C. F., que nous mettrons la plus grande importance à ces visites, et que nous exigerons que le Frère Visiteur entre dans les plus grands détails, et, nous donne les renseignements les plus minutieux.

Que nous serions contents, que nous serions heureux, N. T. C. F., si, à la suite de ces visites, l'on nous disait que tous vos enfants qui ont l'âge de raison, savent les prières du matin et du soir, que tous savent se confesser et communier, la manière d'entendre la messe avec piété ; que tous savent leur catéchisme, et qu'aucun n'est négligé ; qu'ils sont pieux, qu'ils sont soumis et obéissants, soit à vous, soi à leurs parents, et que la crainte du péché et l'amour de Dieu règnent dans vos maisons et parmi vos enfants. C'est là le sûr moyen, non seulement d'assurer votre salut, mats encore d'obtenir que Dieu bénisse toute la Société et la fasse prospérer de plus en plus, chaque jour.

N. T. C. F., nous avons la consolation de vous dire que les Exercices orthographiques et la nouvelle édition de notre Grammaire sont imprimés, et que vous pouvez tout de suite vous procurer ces deux ouvrages. Vous trouverez ci-dessous le prix auquel on vous livre nos classiques, et celui auquel vous les vendrez à vos enfants. L'esprit de communauté, d'uniformité et de régularité étant nécessairement l'esprit propre de toute congrégation, nous avons arrêté et nous voulons que le prix de nos livres soit le même pour tous les Frères, quelque part et quelque éloignés de la Maison-Mère qu'ils soient ; le même aussi pour tous les enfants, et conséquemment que le petit bénéfice que vous y prendrez soit partout égal. Ainsi :

1° La Grammaire séparée des Exercices sera cédée aux Frères à 90 c. et vendue aux enfants 1. fr.

2° Il en sera de même pour les Exercices séparés de la grammaire.

3° Ces deux ouvrages réunis seront laissés aux Frères à 1 fr. 60 c., et vendus aux enfants 1 fr. 75 c.

4° Le Nouveau  Principe  de  lecture,  taxé pour vous à 20 c., se vendra aux enfants 25 c.

5° Le Recueil de Cantiques qu'on vous livre à 65 c., sera vendu aux enfants 75 c.

Les reliures propres et mi-propres ne sont pas comprises dans ces prix.

 N. T. C. F., vu la cherté extraordinaire des vivres cette année, nous ne sommes pas d'avis que vous receviez des pensionnaires à moins de trente francs par mois. Il est impossible que vous puissiez vous en tirer à un prix inférieur, en les nourrissant comme il est marqué dans la Règle. Tous ceux qui en ont reçu à moins, ou qui voudraient en recevoir, nous en préviendront, et ces derniers attendront notre réponse. Dans les endroits où généralement le prix de la pension est de 25 fr. par mois, les Frères retrancheront le dessert aux enfants, à midi et à goûter; et leur serviront du vin trempé trois quarts d'eau.

Nous désirons que tous les jeunes Frères dont le noviciat n'est pas encore acquitté, prient leurs parents de le faire le plus tôt possible. Les maisons de noviciat, si ce temps de cherté dure, vont se trouver dans un grand état de gêne ; il faut que tous les membres de la Société s'efforcent de leur venir en aide par tous les moyens qui seront, en leur pouvoir.

Nous recommandons également à tous les Frères Directeurs qui sont à portée de voir facilement les parents de quelque postulant qui n'aurait pas fini de payer son noviciat, de les engager à le faire, et d'y tenir la main jusqu'à ce qu'ils aient rempli les engagements qu'ils ont contractés envers la Société.

Vous ne nous amènerez non  plus aucun postulant sans nous en avoir préalablement écrit, et sans nous avoir fait connaître son âge, sa taille, l'état de sa santé, ses res­sources pécuniaires, ses qualités physiques, le, degré de son instruction et, ses dispositions morales. Après cela, vous attendrez notre réponse, et vous ne le présenterez que sur notre approbation et après que vous serez bien convenus de tout avec les parents.

Dans les Etablissements où l'entretien du mobilier est encore à la charge des Frères, ils feront en sorte de ne faire que les achats tout à fait indispensables. Pour ce qui n’est que de plus grande utilité, ils attendront un temps plus favorable. Au reste, à ce sujet, vous devez dans tous les Etablissements continuer à vous conformer aux articles de la Règle et de l'Appendice qui traitent du mobilier ou qui y ont rapport.

Les Frères Directeurs des Pensionnats doivent apporter le plus grand soin a faire faire, par trimestre et d'avance, autant qu’il est possible, la rentrée des pensions. Il ne faut pas qu'on s'expose à éprouver des pertes ou à avoir, plus tard, des arrérages. En général, N. T. C. F., nous désirons que vous apportiez le  plus grand ordre et la plus grande,économie dans l'administration du temporel de vos Etablissements, et que vous ne fassiez aucune dépense inutile ou peu nécessaire. Vous en sentez la raison. Tout le monde la sent malheureusement, quoique plusieurs n'en tirent pas les fruits de salut que le bon Dieu voudrait dans sa miséricordieuse justice leur en faire tirer. Nous, N. T. C. F., ne soyons pas infidèles aux avertissements de la divine Providence. Mettons à profit les châtiments que le bon Dieu nous inflige, pour en devenir plus pieux, plus réguliers et plus fervents. Par là nous mériterons qu'il nous aide dans tous nos besoins, qu'il veille sur nous dans toutes nos nécessités, et de concert avec les saintes âmes qui cherchent à désarmer sa justice, nous travaillerons à procurer, par nos prières et par nos œuvres, le soulagement des pauvres, la consolation des affligés et la conversion des pécheurs. C'est dans ces sentiments et en union de prières et de travaux, que je suis avec, une respectueuse affection,

Nos Très Chers Frères,

Votre très humble et très dévoué Frère et serviteur,

    Le Frère Directeur Général,  F. François.

4093 visits