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Circulaires 56

 

Br. François
21/06/1854 - Vol. II, n. 15
Circular 56


056

51.01.01.1854.2

1854/06/11

 V. J. M. J.

Notre-Dame de l'Hermitage, le 21 juin 1854, 

LES MEMBRES DU CHAPITRE GÉNÉRAL

à tous les Frères de l'Institut. 

Nos très chers Frères,

 Le 19 mai dernier, nous avons heureusement terminé l'examen des Constitutions et des Règles du Gouvernement de l'Institut. Le mandat que vous nous aviez donné est donc rempli, et nous n'avons plus qu'à faire des vœux pour que les Règles que nous venons d'arrêter et de fixer, produisent les fruits de grâces, de salut et de perfection que nous avons lieu d'en attendre.

 Nous croyons nécessaire, N. T. C. F., de vous rappeler ici ce que nous vous avons dit ailleurs, savoir : que les Règles et les Constitutions de l'Institut, au moins pour le fond et quant aux principes, ne sont pas de nous, mais de notre bien aimé Père. C'est lui qui a prescrit les exercices de piété que nous impose la Règle ; c'est de lui que nous viennent les pratiques de vertu, les vœux et les autres moyens de sanctification que nous trouvons dans notre saint état; c'est lui qui a réglé les rapports des Frères entre eux, avec le publie, avec les enfants, et la manière dont ils doivent se conduire, en Communauté, pour être de bons religieux; avec les enfants, pour être de sages et prudents Instituteurs ; avec le public, pour l'édifier et pour être partout la bonne odeur de Jésus-Christ. C'est lui qui a donné à l'institut son esprit, son caractère, son but, et qui a déterminé sa forme extérieure, c'est-à-dire, le, costume des Frères, leur nourriture et le régime de vie qui leur est propre, le logement, l'ameublement, la méthode d’enseignement et le gouvernement par un Supérieur Général a vie, aidé d'Assistants, de Visiteurs, et représenté, dans les Maisons particulières, par des Directeurs et des Sous ­Directeurs. Nous n'avions pas à discuter ces principes, ni moins encore à en ajouter ou à en retrancher aucun ; mais à les prendre et à les accepter tels notre pieux Fondateur nous les a donnés. Leurs développements et leurs applications seuls pouvaient être le sujet de nos méditations ; et encore, nous devons le dire, la plus grande partie de ces développements nous ont été fournis par la Règle et les écrits que nous a laissés le R. Père Champagnat, ou par les usages qu'il avait établis parmi nous. Notre mission se bornait donc à recueillir, à mettre en ordre, à expliquer et à compléter ces divers enseignements ; elle consistait surtout à reconnaître et à accepter, pour nous et pour tous nos Frères, le précieux héritage de notre vénéré Père, comme notre devoir le plus important et le plus sacré est de vous le transmettre tel que nous l'avons reçu, afin qu'à votre tour, vous le léguiez à ceux qui viendront après vous. Recevez donc, N. T. C. F., avec un profond respect, ce précieux dépôt, conservez-le avec soin et remettez-le pur et entier à vos successeurs.

 Les Règles de l'Institut ont trois parties : les Règles communes, le Guide des Ecoles et les Constitutions ou Règles du Gouvernement. La Première Partie contient les Règles que chacun doit suivre et les moyens qu'il doit prendre, pour devenir un parfait religieux ; la Seconde, dont les obligations, comme on le comprend, n'ont ni la même importance, ni la même gravité, lui trace la conduite qu'il doit tenir pour être un bon Instituteur de l'enfance. Ces deux Parties que vous connaissez déjà, donnent aux Frères tous les moyens désirables pour assurer leur salut, pour travailler à leur perfection, pour acquérir l'esprit et les vertus de leur état, pour procurer la gloire de Dieu, la sanctification des enfants et pour remplir le but de l'Institut. La Troisième Partie a pour fin l'organisation, l'administration, la conservation et l'accroissement de tout le Corps. Bien observés, bien pratiqués, les Règles communes et le Guide feront le saint Religieux et le parfait Instituteur. Fidèlement suivies, les Constitutions donneront à l'Institut la stabilité, la durée, la force et la vigueur qui lui sont nécessaires pour remplir la mission qui lui est confiée, et pour assurer à tous ses Membres les biens spirituels, la paix, le contentement et tous les avantages, même temporels, promis par notre divin Sauveur à ceux qui ont tout quitté pour le suivre.

 La prospérité et la gloire d'un Ordre religieux dépendent essentiellement de trois choses : du bon gouvernement des Supérieurs, du bon choix des sujets, et du soin de les former aux solides vertus. Or, cette Troisième Partie, comme il sera facile de vous en convaincre, contient sur ces trois points importants, des principes sûrs, dont la pratique aura pour effet de donner à l'Institut des chefs capables de porter le poids de l'autorité qui leur sera confiée, et de composer le corps de la Congrégation de membres forts, vigoureux et tous propres au but qu'elle se propose. Pour tous ceux qui sont chargés de la conduite de leurs Frères, cette Troisième Partie est un guide fidèle qui leur montrera la voie qu'ils doivent faire suivre à leurs inférieurs, et dans laquelle ils doivent toujours les précéder. Elle sera pour eux un miroir dans lequel ils verront clairement les vertus et les qualités qui leur sont nécessaires pour édifier ceux qu'ils dirigent et leur être utiles, les devoirs, les obligations que leur charge leur impose et la manière de les remplir, ce qu'ils doivent être et ce qu'ils doivent faire, ce qu'ils se doivent à eux-mêmes et ce qu'ils doivent à leurs Frères.

 Le Frère Supérieur Général y verra qu'il a toute autorité sur les Frères, mais que cette autorité doit être celle d'un père, et qu'elle doit tourner uniquement à l'avantage de ses subordonnés; que cette pleine autorité lui est mise entre les mains non pour dominer en maître mais pour être en état de pourvoir à tous les besoins de ses inférieurs, et de leur procurer, avec une sollicitude toute paternelle, les moyens nécessaires, pour travailler efficacement à leur sanctification et pour faire le bien, selon leurs talents et l'esprit de leur Vocation.

 Les Frères Assistants, les Frères Directeurs et les autres Officiers de l'Institut, y verront qu'associés au gouvernement du Frère Supérieur Général, ils doivent, avant tout, retracer les vertus de leur chef, et se montrer plutôt les imitateurs de ses exemples que les représentants de son autorité. Ils y verront que leur position les fait comme les yeux et la main du Supérieur : les yeux pour découvrir et pour voir, dans le plus menu détail, les faiblesses, les infirmités, les dangers et les besoins spirituels et corporels de chacun ; la main, pour fortifier ces faiblesses, pour guérir ces infirmités, pour écarter ces dangers, et pour satisfaire à tous ces besoins. En un mot, ils y verront que c'est par la charité, l'humilité, et en se faisant les serviteurs de tous, qu'ils doivent exercer l'autorité dont ils sont revêtus.

 Les Frères Directeurs des Maisons de Noviciat, les Maîtres des Novices et tous ceux qui sont chargés de faire le choix des sujets, y trouveront des règles sûres et détaillées, pour les diriger dans l'accomplissement de cette mission difficile, c'est-à-dire, pour s'assurer de la Vocation des Postulants, pour écarter tous ceux qui n'auraient pas les qualités requises et pour former les jeunes Frères à une vraie piété et à une solide vertu.

 Ainsi, ces Règles sont faites pour l'avantage de tous les Frères et elles sont le bien de tous. Leur but unique est la gloire de Dieu et notre sanctification, et c'est à leur exacte observance que sont attachés notre repos, notre sécurité, notre bonheur en ce monde et notre salut éternel en l'autre ; c'est de leur exacte observance que dépendent la prospérité et tout l'avenir de l'Institut, motifs bien puissants pour nous porter à les estimer, à les aimer et a les observer fidèlement, tous les jours de notre vie.

 S'il venait dans la pensée de quelqu'un, N. T. C. F., que ces Règles sont bien volumineuses, nous lui dirions que c'est une preuve que la divine Providence a sur l'Institut et sur ses Membres des desseins particuliers d'amour et de miséricorde : car, plus Dieu aime les hommes, plus il leur donne de lois. En effet, son amour et sa miséricorde éclatent beaucoup plus sur les Chrétiens, auxquels il a donné son Evangile et les Saintes Ecritures pour règle de leur conduite, que sur les infidèles et les païens qu'il laisse dans la voie de l'iniquité et dans les ombres de la mort. C'est parce que sa prédilection est plus grande encore pour les religieux que pour les simples fidèles ; c'est parce qu'il veut leur faire plus de grâces et qu'il les destine à une plus grande gloire, qu'il leur donne plus de règles, et, qu'outre les préceptes, communs à tous, il leur accorde, dans son infinie bonté, de prendre les conseils évangéliques pour règle de leur conduite. Enfin c'est parce que Jésus-Christ est le Fils bien aimé du Père, qu'il lui a été donné une Règle plus précise et plus détaillée qu'à tous les autres hommes. Toutes  paroles de ce divin Sauveur étaient Il n'a fait, Il n'a dit, pendant toute sa vie, que ce qui était marqué dans les divines Ecritures. Je viens, dit-il lui-même à son Père en entrant au monde, pour faire votre et votre loi est au milieu de mon cœur. Comprenons donc bien, N. T. C. F., que Dieu en nous munissant de beaucoup de règles, nous a témoigné un grand amour et que chacune de ces règles est un bien­fait, et, une grâce qu'il nous fait. Nos Règles ne sont pas seulement un bienfait, elles sont encore la cause de tout le bien que Dieu nous départ. La loi, dit le Saint-Esprit, est pour le sage la fontaine de la vie, c'est-à-dire, la source de tous les dons qu'il reçoit de Dieu ; le mot loi lui-même nous l'apprend, car il signifie vie. Nous pouvons donc, N. T. C. F., en vous présentant le livre de nos Règles et de nos Constitutions, vous adresser ces paroles d'un prophète : Voilà pour vous le livre de vie, le livre des commandements de Dieu et la loi qu'il vous donne ; tous ceux qui connaîtront bien ce livre, qui l'estimeront et qui pratiqueront ce qu'il enseigne, arriveront à la vie éternelle.(Habacuc, 4, 1.)

 C'est dans cette espérance que nous sommes tous, avec le plus sincère attachement, N. T. C. F., Vos très humbles et très obéissants serviteurs, 

Les Membres dit Chapitre Général 

F. François, Supérieur Général ; F. Louis-Marie, Assistant ; F. Jean-Baptiste, Assistant ; F. Jean-Marie, F. Hilarion, F. Bonaventure, F. Polycarpe, F. Cassien, F. Maurice, F. Antoine-Régis, F. Apollinaire, F. Ignace, F. Marie, F. Marie-Lin, F. Andronic, F. Eloi, F. Marie-Stanislas, F. Philippe, F. Aquilas, F. Raphaël, F. Cariton, F. Aidant, F. Benoît, F. Léon, F. Malachie, F. Léonide, F. Paul-Marie, F. Sylvestre, F. Victor, F. Ambroise , F. Louis-Régis. 

Les Secrétaires : F. Avit et F. Louis-Bernardin.

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Mes très chers Frères, 

Le Chapitre Général, pénétré d'une profonde reconnaissance pour les bénédictions que le bon Dieu a répandues sur tous ses travaux, et pour la protection si constante et si visible qu'il daigne accorder à l’Institut a arrêté qu'il serait fait, dans toutes les Maisons de la Société, des prières particulières en actions de grâces.

 Ces prières auront lieu du 2 juillet prochain, Fête de la Visitation de la Sainte Vierge, au 16 du même mois, Fête de Notre-Dame du Mont-Carmel.

 1° On dira, tous les jours, le matin, après la méditation, les Litanies du saint Cœur de Marie (si on ne les trouve pas, les Litanies ordinaires de la Sainte Vierge); et le soir, après les prières de l'Office, le Laudate Dominum omnes gentes; et après la prière du soir, le Souvenez-vous.

 2°  Tous les actes de vertu, toutes les Communions et tous les exercices de piété, pendant cette quinzaine, seront offerts pour la même fin. 

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Le développement que la Congrégation a pris ces dernières années, l'étendue et la multiplication de nos Provinces, nous faisaient désirer depuis longtemps d'avoir un Assistant de plus, pour partager avec nous les travaux de l'Administration. Nous l'avons donc demandé au Chapitre Général qui s'est empressé de satisfaire à ce besoin de la Congrégation. Son choix s’est porté sur le Cher Frère Pascal, qui a été élu à une forte majorité, au premier tour de scrutin.

 Cette année, comme les années précédentes, il y aura deux Retraites dans la Province de Notre-Dame de l'Hermitage. La première s'ouvrira le Dimanche, 27 août ; et la seconde, le jeudi, 14 septembre.

 Les classes, dans tous les Etablissements de la Province, pourront se terminer le 23 août et les jours suivants, de manière que les Frères aient le temps de se rendre les trois derniers jours de la semaine. Il est nécessaire que tous soient arrivés au moins le samedi au soir, afin que la maison soit organisée, et l'ordre parfaitement établi pour l'ouverture de la Retraite le lendemain.

 Tous les Frères des Etablissements où l'on des pensionnaires ou des demi-pensionnaires, se rendrons à la première Retraite. Les autres seront pour la seconde, à moins qu'ils n'aient été appelés à la première par des lettres particulières. Ceux de la seconde Retraite auront soin de n'arriver à la Maison-Mère que le 12 et 13 septembre, afin qu'il n'y ait pas encombrement.

 Dans la Province du Nord, la Retraite s'ouvrira le 15 Août ; dans celle de Viviers, le 15 septembre; et dans celle de Saint-Paul-Trois-Châteaux, le 25 septembre.

 Les Frères de la Province de Viviers ne devront se rendre à la Maison Provinciale que le 12 septembre ; et ceux de la Province de Saint-Paul-Trois-Châteaux, le 20 septembre.

 Les vacances seront d'un mois, comme les années précédentes, et aux mêmes époques. 

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La taxe des lettres, à partir du 1ier juillet prochain, étant fixée à 20 centimes, quand elles seront affranchies et à 30 centimes, si elles ne le sont pas, nous avons arrêté que toutes les lettres qui seraient envoyées de la Maison Mère aux Etablissements, et des Etablissements à la Maison-Mère, seraient désormais affranchies. Les Frères Directeurs auront donc soin de se procurer des timbres-poste, pour affranchir, soit les lettres qu'ils nous écrivent eux-mêmes, soit celles que leurs Frères auront à nous envoyer.

 A cette occasion, je vous rappellerai encore d'être très exacts à ce que la Règle prescrit au sujet de la correspondance, afin d'en diminuer les frais. Qu'on n'oublie pas que tous les Frères doivent écrire ensemble, et se servir d'un papier mince et léger, pour prévenir les doubles ports. Nous voyons avec peine que, malgré cette injonction de la Règle et nos avertissements réitérés, quelques-uns manquent encore en ce point, et entraînent l'Institut à des dépenses inutiles. 

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Par notre Circulaire du 3 Juillet 1851, nous avons prescrit des prières particulières en actions de grâces de l'autorisation légale de l'Institut.

 Ces prières ayant commencé le 1ier août 1851, et ne devant durer que trois ans, cesseront le 1ieraoût prochain : ce sont les Litanies de saint Joseph le mercredi ; l'Angele Dei, à l'examen ; le Salve Regina après le sujet de méditation ; et, dans les Ecoles, le Souvenez-vous après le Chapelet, avec les trois invocations : O Marie, etc., Saint Joseph, etc.;Saints Anges gardiens, etc.

 Nous avons eu deux décès depuis notre dernière Circulaire.

 Frère Paternien, décédé à Notre-Dame de l'Hermitage, le 4 mars 1854, âgé de, 18 ans, après trois ans de Communauté.

 Frère Servilien, décédé à La Bégude, le 16 février 1854, âgé de 21 ans, après quatre ans de Communauté.

 Ces deux jeunes Frères sont morts dans de très bonnes dispositions, munis de tous les secours de la religion. N'oubliez pas de prier pour eux, ainsi que pour tous nos chers défunts. Il faut être très exact à faire les prières et à faire acquitter les Messes prescrites par la Règle à cette fin. Vous savez qu'à la Maison-Mère, et dans les Maisons Provinciales, le Frère Bibliothécaire se charge de faire dire les Messes que vous éprouveriez trop de difficultés à faire dire vous-mêmes dans les Paroisses. Entendez-vous pour cela avec lui à l'époque de la Retraite. 

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Comme les années précédentes, nous nous préparerons par une Neuvaine toute particulière à la grande Fête de l'Assomption, fête patronale de tout l'Institut. Nous offrirons à Marie, à cette intention, outre nos exercices de piété ordinaires, et nos travaux de chaque jour, une couronne de cinquante-quatre Ave Maria, dont trois se diront après la prière du matin, et trois après la prière du soir, pendant les neuf jours qui précéderont la fête. Pendant l'Octave, on récitera tous les jours, après la prière du soir, le Veni Creator et le Souvenez-vous, pour demander la grâce de faire une bonne retraite. Dans le Nord, ces prières se feront avec la Neuvaine préparatoire à la fête.

 Je suis, avec la plus cordiale affection, dans les saints Cœurs de Jésus et de Marie,

Mes très chers Frères,

Votre très humble et très dévoué serviteur, 

    F. François.

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