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Circulaires 249

 

Br. Stratonique
14/09/1914 - Vol. XIII, n. 2
Circular 249

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Lettre-Circulaire du 16 septembre 1914

249

Circ. Sup.14.5

 V. J. M. J.

                                                                                     Grugliasco, le 16 septembre 1914.

      Mon Bien Cher Frère Provincial,

Par les temps calamiteux que nous traversons, les besoins généraux de l'Institut ne cessent pas d'être grands et nombreux.

Il en est de même pour bien des pays où travaillent nos Frères, et pour beaucoup de familles auxquelles nous avons des motifs particuliers de nous intéresser.

A plus forte raison, il en est de même aussi pour ceux de nos Frères qui sont enrôlés dans les armées.

La charité chrétienne et la charité fraternelle demandent que nous nous mettions généreusement à la hauteur de ces grandes épreuves.

Que ferons-nous pour nous acquitter de cet important devoir ?

Je l'ai déjà dit sommairement dans la petite Circulaire du 22 août dernier.

Je sens le besoin de le redire encore et d'une manière plus explicite.

Que partout, nos Frères, nos Novices, nos Postulants et nos Juvénistes s'attachent à faire avec une ferveur exceptionnelle leurs prières de Règle et leurs communions ; qu'on ait à cœur de multiplier les visites ferventes au Saint Sacrement. Qu'on obtienne dans la mesure du possible qu'il en soit de même parmi les élèves de nos écoles.

A la prière, joignons partout une parfaite et constante régularité, conformément à ce qui a été dit sur ces points dans la Circulaire du 2 février 1914 et dans celle du 2 février 1913.

Je ne saurais trop insister pour redire que c'est là un des moyens les plus efficaces pour attirer les bénédictions d'En-Haut sur nos personnes, sur nos oeuvres et sur tout ce qui nous intéresse.

Il est un autre moyen qui a toujours été conseillé par l'Eglise et pratiqué par les Saints et les peuples chrétiens pour obtenir la préservation ou la cessation des fléaux, C'EST LA PÉNITENCE.

Je pense que dans les temps de terribles épreuves que nous traversons, mon devoir de Supérieur est d'exhorter instamment tous les membres de l'Institut et tous nos aspirants à entrer résolument dans la voie de la pénitence.

Et comme stimulant pour entrer dans cette voie et y marcher avec un saint courage, on fera très bien de relire en lecture spirituelle de communauté la partie de la Circulaire du 24 mai 1913 qui traite de ce sujet.

Pour arriver au côté pratique, je désire et je propose que, jusqu'à nouvel ordre, on se mette dans toutes nos communautés à observer l'abstinence tous les samedis.

Il est à désirer aussi que tous- ceux qui le pourront sans réel détriment pour leur santé, s'abstiennent du petit goûter de 4 h. ½ qui avait été accordé aux jeunes Frères par le Chapitre Général de 1876. Il y a lieu de rappeler que ce goûter doit se borner exclusivement à ce qui fut déterminé par ce Chapitre Général, c'est-à-dire à un morceau de pain et un peu de boisson.

Il va sans dire que tous nos religieux sont invités à pratiquer mieux que jamais tout ce qui est prescrit ou conseillé au­ chapitre VII du Directoire Général (2ième partie) et à s'inspirer de la doctrine et des exemples du Vénérable Père Fondateur que nous trouvons au chapitre XI de sa Vie (26 partie).

Vous savez certainement qu'à cause de la guerre nous sommes aux prises avec de grosses difficultés financières. La plupart des canaux par lesquels nous arrivaient des ressources, ne donnent plus rien ou presque plus rien, et cependant les besoins de nos maisons d'anciens aussi bien que ceux des maisons de recrutement et de formation sont toujours grands et pressants.

 La conclusion à tirer de cette situation, c'est qu'il faut partout redoubler d'attention et de bonne volonté pour pratiquer une sage économie. Il importe qu'on évite partout soigneusement les dépenses non néces­saires, telles que voyages de simple agrément ou seule­ment peu utiles, échanges de correspondances qui peu­vent se supprimer sans inconvénient ; que l'on vise par­tout à faire toutes les économies qui se pratiquent dans les maisons bien réglées et qui y amènent une modeste aisance avec des ressources parfois bien limitées ; pren­dre grand soin des vêtements, de la chaussure, du linge, des divers articles du mobilier de manière à les faire durer le plus possible ; utilisation des objets mi-usés en les réparant à temps ; attention à éviter toutes les pertes qui se produisent parfois dans l'éclairage, le chauffage, etc. C'est le cas de nous rappeler le proverbe bien connu : « Les petits ruisseaux font les grandes rivières ».

Vous voudrez bien, Mon Cher Frère Provincial, prendre les moyens voulus pour faire arriver ces divers avis aux Frères de votre Province, en les expliquant et les complétant au besoin.

En se conformant religieusement à ces conseils, nos Frères auront la satisfaction de pouvoir se dire qu'ils marcheront sur les traces du Vénérable Fondateur et, de nos premiers Frères.

A vous et à tous ceux des nôtres qui sont confiés à vos soins, salut paternel très affectueux et paix en Notre-Seigneur. De tout cœur je vous bénis tous.

Plus que jamais votre tout dévoué et tout affectionné en Notre-Seigneur,

                              F. Stratonique,

                                Supérieur Général.

 N. B. - Nous avons décidé en Conseil Général que, malgré la difficulté des temps, il y a lieu de commencer le second noviciat le 1ier octobre prochain. Vous voudrez bien avertir tous ceux des vôtres qui doivent y prendre part d'arriver à Grugliasco le 30 septembre au plus tard.

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C.F.P

 V. J. M. J.

                               Grugliasco, le 5 novembre 1914.

Mes Très Chers Frères,

A cause des difficultés exceptionnelles occasionnées par la terrible guerre qui sévit en ce moment, il ne nous est pas possible de réunir tous les Membres du Conseil Général.

Or, nous avons à procéder à l'élection d'un certain nombre de Frères Provinciaux ; et pour cela, l'article 155 des Constitutions prescrit que le Conseil soit au complet.

En présence de cette difficulté et pour d'autres motifs de bonne administration, j'ai cru devoir soumettre le cas au Saint-Siège par l'intermédiaire de notre cher Frère Candidus, Procureur Général.

Voici la réponse qu'il m'a faite à la date du 31 octobre dernier.

« Mon Très Révérend Frère,

« Ce matin même, j'ai parlé à Monseigneur Cherubini, Sous-Secrétaire de la Sacrée Congrégation des Religieux, de la difficulté de faire les élections des Provinciaux en ces temps de guerre. »

« Monseigneur le Sous-Secrétaire est parfaitement d'avis que ces élections peuvent se renvoyer à plus tard, et partant que vous pouvez, M. T. R. Frère, proroger les pouvoirs de ces Provinciaux.

                    « Signé: Frère Candidus. »

 Communication de cette réponse a été donnée aux Membres du Conseil Général présents à Grugliasco, lesquels, à l'unanimité, ont adhéré à l'avis donné par le Saint-Siège.

En conséquence, je vous informe que le T. C. Frère ……………………………….  continuera a exercer les fonctions de Provincial jusqu'à nouvel ordre.

Je vous invite à lui faciliter l'accomplissement de son importante et difficile fonction par un redoublement de zèle et de religieuse docilité.

Ne nous lassons pas de faire une sainte violence au Ciel pour obtenir, par l'intercession de Marie et de tous nos saints Protecteurs, la prompte cessation du terrible fléau de la guerre.

A vous tous, M. T. C. F., salut paternel très affectueux et paix en Notre-Seigneur.

                      Frère Stratonique.

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